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Malgré le temps pourri, mes enfants restent poètes et créent de charmantes petites barques dans d’énooormes flaques

Voilà 15 jours que je n’ai pas donné de nouvelles. 15 jours maussades côté ciel et moral. Un chantier d’irrigation qui patauge à tous points de vue. Un plein champ inondé, les buttes préparées se tassant à nouveau. Oignons et aulx font la tête : les premiers végètent, les seconds se couvrent de petites taches oranges – la rouille, signe de trop d’humidité. Cela ne m’empêche pas de déguster l’aillet fraîchement cueilli, un régal.

 

La distribution des paniers à l’école démarre doucement. Les commandes sont encore irrégulières et je trouve difficile de n’avoir aucun retour sur ce qu’ils ont pensé des légumes, mais rien d’anormal, tout cela prend du temps !

Enfin, depuis ce week-end, je peux irriguer dans mes tunnels… et le soleil revient. J’ai pu semer mes haricots, ce n’est pas trop tôt. Planter fenouil, persil, céleri branche. Il reste les betteraves, les choux, les courges, les blettes… Mais je réduis fortement la voilure en abandonnant mon 2è jardin. Le printemps a été particulièrement humide et froid. La débutante sous-équipée que je suis doit se rendre à l’évidence : je ne viendrai pas à bout de mon sol argileux dans les temps. Je ne m’avoue pourtant pas vaincue pour les carottes et ai commencé à préparer la planche… pour la 3è fois. C’est toujours bleu en-dessous malgré les heures de croc et de râteau. Je veux quand même essayer d’en semer un peu. Mais franchement, il y a de quoi être découragé !

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C’est bleu, ça sent la vase… mais qu’est-ce que c’est ?

Je goutte aux joies de la campagne avec une infestation de puces par le chat jusque dans nos chambres. Je peste contre l’agriculteur qui pulvérise ses pesticides sous nos fenêtres mais je ne suis pas en reste avec mes bombes anti-puces que je vide les unes après les autres dans toute la maison… Pourtant, vivre à la campagne, loin des pub 4×3, des écrans et du brouhaha médiatique qui nous agressent malgré nous me remplit de bonheur. Le calme chant des oiseaux, des grenouilles et des grillons comme bande-son est un luxe que je savoure joyeusement à chaque instant. Et tant pis s’il faut prendre sa bagnole à la moindre occasion.

Et les légumes se portent bien : les choux pointus et les choux-rave survivants s’en sortent, les tomates se développent bien, les pommes de terre aussi. Je vais même avoir quelques fèves, un miracle ! Nous dégustons nos premières courgettes et fraises. Je mets persil et basilic à toutes les sauces, prépare des crumbles à la rhubarbe. Au déjeuner ? Salade fraîche de courgette et fenouil crus coupés en fines lamelles arrosés de citron, d’huile d’olive et agrémentés de basilic et copeaux de parmesan…

Hier, visite à un couple de maraîchers de Mayenne rencontrés grâce au blog. Je les salue et les remercie pour l’accueil et l’échange charmants. Maraîcher, un métier plutôt solitaire mais qui permet de belles rencontres !

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tunnel 1 : choux, navets, betteraves, pommes de terre, pois, carottes, oignons, tomates
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tunnel 2 : courgettes, tomates, aubergines, poivrons, concombres, piments, physalis

Les légumes disponibles cette semaine :

salades : 1€

mélange de salade : 5€/kg

aillet en botte ou demi-botte : 1,50€ ou 0,70€

botte de navets : 1,50€

pois à écosser ou pois mangetout : 6€/kg

godet de basilic ou persil : 1,20€

petit bouquet de persil : 0,60€

chou-rave : 1€ pièce

courgette : 3€/kg

barquette 250g de fraises : 3€

botte d’oignons nouveaux : 1,40€

fèves : 4,6€/kg

Pour les Parisiens, je signale au passage une soirée « Devenir paysan » le 9 juin prochain à Montreuil.

Voilà mon pain de mie au levain sorti du four, je vais me coucher…

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Bonne semaine !

Fleur

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Une petite fraise à la pause…

 

 

 

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