Les montagnes russes

Beaucoup de rebondissements cette semaine, des hauts et des bas et une météo totalement déboussolante.

Lundi, je découvre mes semis de fèves en godet (entreposés sur une table avec pieds de fer) décimés. Ultime tentative (gourmande en terreau) qui échoue après le semis direct qui a connu le même sort. J’en déduis qu’une grosse bête a trouvé le filon. Là où les petits rongeurs avaient laissé tranquilles mes pois, cela ne peut être qu’un rat. Il m’en a abandonné quelques-uns, réfugiés chez moi. Cette année, la culture des fèves sera sans doute pour la consommation familiale… Le sol semble bien ressuyé, j’appelle le maçon : il peut venir le lendemain mardi creuser les tranchées pour le tunnel 2. Je suis ravie. Je finis de poser les cordeaux au gré du théorème de Pythagore : pour avoir des angles droits, on vérifie tout le long des piquets que la somme des carrés des 2 côtés sont égaux à la racine carrée de l’hypoténuse.

 

pythagore
quand les maths s’en mêlent !

Mardi. Pour commencer, je vide de la chaux sur le fil pour marquer la zone à creuser et enlève les piquets. Sur les derniers mètres, ça part de travers, on en a eu marre de Pythagore, on dirait… quelques émotions fortes plus tard (la minipelle a failli rester embourbée avant d’avoir commencé à creuser mes tranchées), la pluie s’annonce mais le travail est fini !

Mercredi, la météo a été particulièrement capricieuse. Un coup de vent soudain accompagné d’une averse torrentielle s’est abattu sur la serre sous laquelle je travaillais. J’ai tenu la porte à un moment de peur qu’elle ne s’envole ! Il a tant plu que les tranchées se sont transformées en bassins de nage. L’évacuation n’est pas optimale, l’eau stagne. Je n’aurai de cesse, avec de l’aide (merci à eux d’avoir pataugé un après-midi durant pour placer les pieds du tunnel… dans l’eau ), de tenter d’améliorer le dispositif. Jusqu’à ce matin, dimanche, où j’ai creusé par 2 fois sous la haie pour que l’eau aille au fossé. Mon planning pour la pose du tunnel est sacrément compromis, le moral en prend un coup.La journée s’achève par un petit pas, la livraison par un agriculteur voisin d’une botte de paille pour entourer le drain agricole qui longera les tunnels .

Jeudi. Petite parenthèse dans ce monde de gadoue. J’ai animé un petit atelier dans la classe de CE1 de mon fils autour des légumes : qu’est-ce qu’une plante ? Pourquoi on en mange ? Avec quelques semis en fin de parcours. Des enfants adorables et curieux  avec qui j’ai passé un merveilleux moment. Qu’auront-ils retenu de ce que j’ai raconté ?

Vendredi. La pataugeoire. La déprime totale. J’ai pu transplanter une partie des petits pois avec l’aide d’un gentil visiteur le matin, admirer les aubergines pointant le bout de leur nez dans la serre à plants, essuyer de nombreuses  averses, sourire à un arc-en-ciel et restée bouche bée devant la neige samedi matin.

Cette semaine, la météo et moi étions décidément au diapason, avec des hauts et des bas. Ce soir, le niveau de l’eau avait un peu baissé dans les tranchées, et peut-être bien qu’il ne pleuvra pas trop cette semaine… Peut-être tiendrais-je mes délais de travaux de tunnel (sous lequel je prévois d’implanter les tomates semées hier) ? L’espoir revient.

 

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