Mon premier avis de coup de vent en tant que maraîchère… avec une légère angoisse que tout s’envole au jardin alors que j’entends les rafales s’accentuer pour la deuxième nuit consécutive. Déjà il y a quelques jours j’ai retrouvé la porte de la serre tout juste bâchée et accrochée, par terre. Je n’avais pas encore mis de tiges aux 3 crochets d’une douzaine de cm de haut (que vous apercevez sur la barre de la demi-lune sur la photo) pour la bloquer et une rafale nocturne a suffi à soulever et décrocher une porte que nous avions posée à 5… Ouf, pas de casse !

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Vive le vent d’hiver qui soulève les portes de serre pour les poser par terre… 

Tout est rentré dans l’ordre (grâce à un coup de main de gentils volontaires – la liste des choses que je ne peux pas faire seule s’allonge tous les jours…). Mais je ne suis pas très rassurée d’autant que mes jardins sont couverts de bâches d’occultation et que mes quelques plantations de verdures d’hiver sont protégées de petits tunnels bricolés. Ce matin, une bonne partie s’était envolée, j’ai veillé à ce que les bâches dérangées ou creusées par la pluie n’écrasent pas les épinards et n’ai rien remis en place. Le vent qui s’annonce aurait tôt fait de tout envoyer balader sur un terrain bien exposé et sans haies brise-vent… Bref, sans doute pas de gros dégâts à prévoir mais du temps pour tout remettre en place.

En attendant et bien qu’aucune planche ne soit encore prête dans ma serre (la terre argileuse y est encore trop humide pour passer un outil), je sème en terrine ou en plaques des petits pois (Merveille de Kelvedon, Ambrosia, Norli et Rondo) à transplanter, j’espère, dans un timing parfait… Je les ai entreposés sur une table à pieds en fer dans la serre à plants : les souris adorent déterrer les pois et ne doivent pas pouvoir monter sur la table (possible avec des pieds et des traverses en bois). En plein champ, quelques mètres de fèves semées sur un bout de butte préparée tant bien que mal -la terre est collante. Semis de navets, betteraves m’attendent également ainsi que le bricolage de ma nappe chauffante dont je parlerais dans un prochain article.

Sur ce, pour dormir, je vais mettre des boules Quiès, histoire de ne pas entendre les féroces mugissements du vent.

 

 

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