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la virevolte

Pourquoi vous ne verrez pas mes légumes dans un supermarché

On m’a dit un jour que vendre mes légumes bio dans un supermarché pourrait permettre à ses clients de découvrir de vrais et bons produits et leur ouvrir ainsi de nouvelles perspectives. Peut-être… Mais si l’idée est louable, les arguments contraires sont à mes yeux trop nombreux pour me laisser tenter…

  • Le supermarché : ce temple de la surconsommation est construit dans une zone commerciale a l’extérieur des villes. Il a fait fermer tous les petits commerçants du centre-ville, a condamné des surfaces agricoles et a transformé notre beau pays en « France moche » (un peu de lecture par ici) avec son lot d’entrepôts, de ronds-points et de voitures en tous sens.
  • La grande distribution s’en tape royalement du bio. C’est un créneau de vente et de marketing comme les autres. Carrefour ouvre des magasins spécialisés « bio » après avoir hésité avec le créneau « hallal ». On sait que ce sont des produits bio les moins chers possible venant de l’autre bout du monde s’il le faut, idéalement là où on est moins regardant sur le cahier des charges.
  • La grande distribution se moque éperdument de l’écologie en général : combien de tonnes d’emballages qui en viennent remplissent nos poubelles puis nos incinérateurs  chaque jour ?
  • La grande distribution se fout comme de l’an 40 de ce qui fait un bon aliment : le goût, les nutriments, la juste rémunération pour son producteur. Les légumes qui y sont vendus ont été trafiqués génétiquement pour tenir longtemps dans les frigos, les camions et les étals. Au détriment donc du goût et de notre santé. Pour bien comprendre, jetez un œil à cet extrait d’un documentaire sur vimeo  qui parle de la comparaison nutritive entre des tomates issues de semences paysannes et de semences hybrides F1.
  • La grande distribution s’en tamponne le coquillard, des producteurs locaux : la vente de leurs produits ne représente qu’un faible pourcentage mais quelle pub à moindre coût ! Elle s’en bat l’œil aussi, contrairement à ce qu’elle dit, de notre pouvoir d’achat, car elle n’a qu’une idée en tête : nous piquer le plus d’argent possible – à ses clients en leur vendant des produits de mauvaise qualité, à ses fournisseurs en mettant la pression sur leurs prix, à tout le monde, quoi.

Bon. Difficile aujourd’hui de se passer du supermarché, hein ? Moi aussi, j’y fais une partie de mes courses, évitant soigneusement les produits suremballés et (presque toujours) la malbouffe. Et je pense que nos légumes et nos fruits n’ont aucun intérêt à y faire un tour, nous y perdrions notre âme… N’est-ce pas un plus bel objectif que de nous en faire sortir ? De nous faire reprendre contact avec la réalité car sous les néons, cette profusion de biens est un mirage. Révoltons-nous braves gens, virevoltons et utilisons pour de vrai notre vrai pouvoir d’achat pour faire vivre nos paysans et nos artisans.

 

Courges, sex & sun

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Ma jungle au cœur de l’été

 

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Mes tomates cerise à la Biocoop !

Les récoltes battent leur plein ! C’est maintenant deux livraisons par semaine à la Biocoop de La Flèche qui me permettent d’écouler tomates, aubergines, concombres et poivrons.

J’ai été submergée par les concombres ; avec mon départ de l’espace-test, je n’ai pas souhaité faire plusieurs séries pour étaler les récoltes. Mais, ça se calme, les feuilles se tachent, les plants produisent moins. J’ai aussi appris à les récolter au bon moment : trop mûrs, ils ont beaucoup de graines, ce qui ne plaît guère aux clients. A la maison, graines ou pas graines, nous en avons beaucoup mangé !

Par ce temps estival, je réorganise mes journées : je travaille tôt et tard, avec une longue pause au déjeuner.

 

Dans ma recherche d’autonomie, je tente la pollinisation à la main des courge(tte)s pour produire mes graines. En effet, chez les cucurbitacées, on n’hésite pas à se croiser avec sa voisine et si le fruit obtenu correspond bien dans un premier temps à la variété plantée, on prend le risque de perdre peu à peu la pureté de celle-ci en récoltant les graines de fruits croisés (et on se reconvertit dans la vente de coloquintes, c’est joli mais ça ne se mange pas). Bref. Tôt le matin, avant l’ouverture des fleurs, je cherche 2 beaux pieds d’une même variété avec une fleur mâle sur l’un et une fleur femelle sur l’autre, au pire, je prends sur le même pied. Elles ne doivent pas s’être encore ouvertes du tout car les insectes pollinisateurs peuvent avoir déposé du pollen d’une autre variété en butinant. La fleur mâle se trouve au bout d’une tige, la fleur femelle au bout d’un petit fruit en formation : si cette dernière n’est pas fécondée, le fruit avortera – c’est pour cette raison qu’en début de saison quand il y a peu de pollinisateurs, beaucoup de petites courgettes meurent. Deux solutions, aider à la fécondation à la main (sans se soucier alors de la pureté des variétés) ou récolter ces petits fruits avec une belle fleur jaune épanouie au bout – un restaurateur pourrait être intéressé ! Donc je cueille et ouvre la fleur mâle dont je viens frotter le pistil sur l’étamine de la fleur femelle. Je recouvre ensuite d’un bout de voile pour qu’aucun insecte ne vienne à son tour s’y frotter. Il y a certainement d’autres méthodes, tous les conseils sont bienvenus. Je vais essayer d’en faire plusieurs par variété, histoire de ne pas me rater.

Pas de problème pour les solanacées, on peut récolter les graines directement sur le fruit. C’est une autre histoire.

Mes journées sont rythmées par les récoltes, les travaux quotidiens : désherbage de mes quelques planches extérieures, buttage des carottes et poireaux. Par les bonnes et moins bonnes découvertes : les quelques panais qui ont bien voulu pointer leur nez et l’oïdium qui s’est invité sur mes courges. Arf. Décoction d’ail à prévoir ! Décoction de prêle + bicarbonate et savon noir sur mes tomates également contre le mildiou une fois par semaine par temps maussade si possible.

 

En tout cas, je suis émerveillée par tout ce que ce travail m’apporte : le bonheur de nourrir les autres, l’observation des petites bêtes : les abeilles toutes jaunes se vautrant dans le pollen des fleurs de courgettes, la chenille du machaon se prélassant sur une tige de fenouil.chenille

Pour finir, un petit concours : combien pèse cette tomate à votre avis ? A gagner, une invitation à venir la manger avec de la mozza di buffala…!

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Promis, à suivre l’article sur le supermarché et ma salle de bain…

Bonne semaine !

Fleur

« Légumo-thérapie »

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Certains matins, le cœur n’y est pas. Fatigue, mauvaise nouvelle, doutes plombent ma motivation. Mais comment ne pas retrouver le moral devant de telles couleurs ? Alors que je récolte les tomates, les parfums me chatouillent : le basilic envoûtant ou les tagètes (œillets d’Inde) à l’odeur citronnée. Je suis émerveillée de ce que la nature me donne, le cageot se remplit de formes et de couleurs incroyables. Je me sens plus sereine, reconnaissante et joyeuse.

Et quand je rentre déjeuner à la maison, je me prépare une assiette toute simple mais qui met encore tous mes sens en éveil…

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La livraison préparée pour la Biocoop de La Flèche ne démérite pas non plus, côté couleurs! J’espère que les clients apprécient autant que moi mes légumes… C’est évidemment un peu frustrant de ne pas avoir de retour direct.

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Alors quoi de mieux qu’une vente à la ferme improvisée, avec une table et ma balance pour échanger avec Nathalie et Jeannine? Merci à cette dernière pour ses photos.

 

 

Et à la fin de la semaine, une vente inédite de quelques paniers sur mon futur lieu d’installation près de Longué (merci  Dominique) ! Je dois bien avoir cueilli 35 ou 40kg de tomates, je ne suis pas peu fière. Profitons-en, le mildiou s’installe insidieusement sur les feuillages, j’ai tenté à nouveau une pulvérisation de bicarbonate + décoction de prêle hier soir. Je dois d’ailleurs récolter une première planche de pommes de terre fauchée par le mildiou, suspense pour la semaine prochaine.

Pour finir, une petite mise en garde : méfiez-vous des contrefaçons ! Nous avons besoin de tous nos sens pour goûter aux fruits de la nature… La vue attrayante de tomates sur leur lit de paille dans un joli panier « en plastique d’osier » pourrait nous faire tomber dans le panneau. Les industriels se sont engouffrés sur le marché de la tomate dite « ancienne » en développant des variétés avec l’aspect de l’ancien et les qualités du moderne : imputrescible, sans goût, pleine de flotte et de pesticides…

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Ceci n’est pas une tomate mais de l’eau polluée à 4,95€/kg

Je précise en passant que je vends mes tomates à 3,50€/kg…

Bonne semaine !

A venir bientôt un article en dehors du jardin pour faire un tour au supermarché… et dans ma salle de bains.

Fleur

 

56

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56°C, c’est le chiffre qu’indiquait mon thermomètre resté sur la table de semis dans la serre à plants à 13h30. Autant vous dire que sous tunnel, les légumes ne poussent pas, les tomates ne mûrissent pas, tout ce petit monde tente seulement de survivre. Pendant ce temps, réfugiée derrière mes volets, je prépare mon départ de l’espace-test vers mon lieu d’installation, toujours en Maine-et-Loire, à Longué-Jumelles. Une année de pré-installation avec formations et stage, travail sur mon projet, construction du réseau, grâce au stage paysan créatif de la CIAP 49.

Sur mon terrain, arrosages, récoltes et désherbages lorsque le temps permet (ces jours-ci, tôt le matin et tard le soir). Cela me laisse du temps pour gérer les travaux de notre future maison et commencer à contacter des personnes qui pourront m’aider à Longué : lieu de stage, recherche de tunnels etc. Cartons et déménagement (de la maison et du terrain !) nous attendent à la fin de l’été. Bref, de quoi s’occuper et c’est tant mieux.

Pour vendre mes légumes durant l’été, je propose toujours mes paniers à la commande avec plusieurs livraisons possibles dont le camping de Durtal où j’ai mis une affichette. Bide pour l’instant. Il y a également la Biocoop de la Flèche à qui je vais livrer cette semaine, tomates, concombres et tomates cerise.

Dans la rubrique petits tracas du maraîcher, je fais face à la nécrose apicale appelée aussi « cul noir » : un problème d’assimilation du calcium par la plante et sans doute de régularité de l’arrosage. Ce sont mes andines cornues et coeur de boeuf les plus touchées.

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Bonne semaine,

Fleur

Vive l’été !

« Viens, viens, c’est une prière… »

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L’été…ses salades de tomates feta basilic…

L’été se fait désirer. Mon jardin est toujours inondé et la terre affreusement collante. Grâce à Anne-Claire, amie du BPREA (diplôme agricole) venue m’aider la semaine dernière, nous arrivons entre deux averses et avec des changements de température surprenants à travailler dehors : désherbage, plantation de poireaux et de betteraves. Puis, c’est le tour des choux et même le semis de carottes. (En revanche, toujours pas de panais…) Il faut dire que les planches buttées que j’ai réussies plus ou moins à créer au cours du printemps le permettent finalement : seules les allées sont sous l’eau. On y a pataugé allègrement mais on a avancé.

Sous serre, oui, c’est l’été. On égourmande les tomates, on palisse les concombres qui poussent bien, on plante les derniers physalis et basilic. Quelques coups de chaud, petite douche avec une averse ou en secouant la porte du tunnel qui contient des poches d’eau tiède… Merci à Anne-Claire, son aide m’a été infiniment précieuse.

Mais le mildiou pointe son nez sur mes pommes de terre. Rien de grave pour l’instant, je vais les traiter au bicarbonate de soude. Je prévois une nouvelle pulvérisation préventive avec purin d’ortie, de consoude et décoction de prêle sur les légumes d’été. En stage, je vois l’état catastrophique des jardins, plants qui se perdent car impossibilité de préparer les planches, semis ratés, légumes qui végètent ou tombent malades. Si l’été ne s’impose pas rapidement et durablement, l’année va être terrible pour nombre de maraîchers (et autres paysans).

A venir, récolte de l’ail  en jour racine en fin de semaine (pour garantir une bonne conservation) afin de le faire sécher. J’aperçois de beaux bulbes mais des ratés aussi : 10 à 20 % des caïeux se sont formés sur la tige et non dans la terre. Non commercialisable…

 

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En haut, c’est bon. En bas, c’est raté… même si ça se mange.

En cette fin de juin bien chargée, avec déménagement en vue sur mon lieu d’installation et travaux des champs, je me rajoute un peu de boulot pour le soir en participant au concours Fermes d’avenir. A la clé un prêt à taux zéro, très intéressant pour moi en année de préinstallation. Mais je dois réaliser une vidéo (magnifique plan séquence, merci à mon réalisateur préféré), un business plan etc. A renvoyer avant le 30 minuit.

Cette semaine, je propose :

courgettes : 3€/kg // concombre : 1€ pièce

tomates : 3,50€/kg // pommes de terre nouvelles : 4€/kg

chou-pointu : 2,20€/kg // barquette 250g de fraises : 2,50€

fèves : 4€/kg // salade : 1€

ail nouveau en botte ou demi-botte : 1,50€ ou 0,70€

botte d’oignons nouveaux : 1,40€ //botte de betteraves : 1,50€

godet de basilic ou persil : 1,20€ // bouquet d’aromatiques variées (persil, ciboulette, basilic…) : 1€

Recette de rouleaux de printemps du jardin :

ingrédients : chou pointu, carottes, betteraves, chou-rave, persil, menthe, pâtes thaï. Sauce tamari, graines de sésame

Faire cuire les pâtes thaï (à base de riz), 100g suffisent pour une vingtaine de rouleaux. Faire blanchir  de grandes feuilles de chou pointu 2 minutes dans l’eau bouillante. Tailler en julienne vos légumes croquants, hacher vos aromatiques. Dans chaque feuille, mettre un peu de pâtes, de légumes et d’herbes. Rouler en repliant d’abord les côtés. A déguster en trempant le rouleau dans la sauce soja.

Si j’en refais, promis, j’ajouterai une photo.

Pour finir, l’intrus de la semaine : une courge dans ma serre…

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Bonne semaine !

Fleur

S24 : passer entre les gouttes

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Un panier de la semaine dernière

J’écris alors qu’une averse s’abat sur la maison et martèle les fenêtres en rafales… La pluie, la pluie, la pluie. Pas bon du tout pour les légumes. Impossible de planter ou de semer, les maladies telles que le mildiou ou l’oïdium arrivent, les plants végètent. Bref, pas facile comme saison pour débuter ! Je n’ai pas à déplorer d’attaques importantes de limaces ni de maladies (je viens de faire un traitement à base de purin d’ortie et de consoude sur les légumes d’été à refaire tous les 15 jours, je pense tenter la décoction de prêle cette semaine sur mes pommes de terre) mais j’ai bien du mal à planter et semer. Les haricots lèvent au grand bonheur des oiseaux (j’ai dû poser un voile en urgence sous des trombes d’eau cet après-midi), les plants de choux et de courges m’attendent toujours… Et pendant ce temps, l’herbe pousse, c’est la jungle…WP_20160613_001

Heureusement, ça pousse aussi sous serre : les premières tomates Précoces de Quimper rougissent timidement, je récolte mes premiers cornichons (qui veut passer commande de bocaux?), et aperçois quelques concombres naissants. Les betteraves ne vont tarder enfin… pas très précoces pour de la primeur.

Cette semaine, je propose dans mes paniers :

bouquet d’aromatiques mélangées : 1€ (persil, ciboulette, basilic, romarin) /chou-rave : 1€ pièce /chou-pointu : 2,20€/kg /barquette 250g de fraises : 3€ /fèves : 4€/kg /mélange de salade : 5€/kg/aillet en botte ou demi-botte : 1,50€ ou 0,70€ / botte de navets : 1,50€ (les derniers !)  / godet de basilic ou persil : 1,20€  / botte d’oignons nouveaux : 1,40€

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Menu de ce soir : courgettes, carottes et chou-rave à croquer, salade, œuf à la coque et fraises

Bonne semaine,

Fleur

Juin, déjà !

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Malgré le temps pourri, mes enfants restent poètes et créent de charmantes petites barques dans d’énooormes flaques

Voilà 15 jours que je n’ai pas donné de nouvelles. 15 jours maussades côté ciel et moral. Un chantier d’irrigation qui patauge à tous points de vue. Un plein champ inondé, les buttes préparées se tassant à nouveau. Oignons et aulx font la tête : les premiers végètent, les seconds se couvrent de petites taches oranges – la rouille, signe de trop d’humidité. Cela ne m’empêche pas de déguster l’aillet fraîchement cueilli, un régal.

 

La distribution des paniers à l’école démarre doucement. Les commandes sont encore irrégulières et je trouve difficile de n’avoir aucun retour sur ce qu’ils ont pensé des légumes, mais rien d’anormal, tout cela prend du temps !

Enfin, depuis ce week-end, je peux irriguer dans mes tunnels… et le soleil revient. J’ai pu semer mes haricots, ce n’est pas trop tôt. Planter fenouil, persil, céleri branche. Il reste les betteraves, les choux, les courges, les blettes… Mais je réduis fortement la voilure en abandonnant mon 2è jardin. Le printemps a été particulièrement humide et froid. La débutante sous-équipée que je suis doit se rendre à l’évidence : je ne viendrai pas à bout de mon sol argileux dans les temps. Je ne m’avoue pourtant pas vaincue pour les carottes et ai commencé à préparer la planche… pour la 3è fois. C’est toujours bleu en-dessous malgré les heures de croc et de râteau. Je veux quand même essayer d’en semer un peu. Mais franchement, il y a de quoi être découragé !

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C’est bleu, ça sent la vase… mais qu’est-ce que c’est ?

Je goutte aux joies de la campagne avec une infestation de puces par le chat jusque dans nos chambres. Je peste contre l’agriculteur qui pulvérise ses pesticides sous nos fenêtres mais je ne suis pas en reste avec mes bombes anti-puces que je vide les unes après les autres dans toute la maison… Pourtant, vivre à la campagne, loin des pub 4×3, des écrans et du brouhaha médiatique qui nous agressent malgré nous me remplit de bonheur. Le calme chant des oiseaux, des grenouilles et des grillons comme bande-son est un luxe que je savoure joyeusement à chaque instant. Et tant pis s’il faut prendre sa bagnole à la moindre occasion.

Et les légumes se portent bien : les choux pointus et les choux-rave survivants s’en sortent, les tomates se développent bien, les pommes de terre aussi. Je vais même avoir quelques fèves, un miracle ! Nous dégustons nos premières courgettes et fraises. Je mets persil et basilic à toutes les sauces, prépare des crumbles à la rhubarbe. Au déjeuner ? Salade fraîche de courgette et fenouil crus coupés en fines lamelles arrosés de citron, d’huile d’olive et agrémentés de basilic et copeaux de parmesan…

Hier, visite à un couple de maraîchers de Mayenne rencontrés grâce au blog. Je les salue et les remercie pour l’accueil et l’échange charmants. Maraîcher, un métier plutôt solitaire mais qui permet de belles rencontres !

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tunnel 1 : choux, navets, betteraves, pommes de terre, pois, carottes, oignons, tomates
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tunnel 2 : courgettes, tomates, aubergines, poivrons, concombres, piments, physalis

Les légumes disponibles cette semaine :

salades : 1€

mélange de salade : 5€/kg

aillet en botte ou demi-botte : 1,50€ ou 0,70€

botte de navets : 1,50€

pois à écosser ou pois mangetout : 6€/kg

godet de basilic ou persil : 1,20€

petit bouquet de persil : 0,60€

chou-rave : 1€ pièce

courgette : 3€/kg

barquette 250g de fraises : 3€

botte d’oignons nouveaux : 1,40€

fèves : 4,6€/kg

Pour les Parisiens, je signale au passage une soirée « Devenir paysan » le 9 juin prochain à Montreuil.

Voilà mon pain de mie au levain sorti du four, je vais me coucher…

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Bonne semaine !

Fleur

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Une petite fraise à la pause…

 

 

 

Semaine 21 patatras !

Voilà. Mon premier ravageur. Un vrai. La mouche du chou. Elle fait quelques millimètres et pond près des collets des crucifères. Ses larves s’installent dans les racines et bientôt… patatras. Vos plants déclinent (ici les feuilles rosissent) et meurent.

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Un bon petit soldat qui se bat pour faire sa pomme…

J’ai donc commencé à arracher les plants condamnés de choux pointus et mes jolis choux rave qui virent au jaune.

Ma question du jour : suis-je donc condamnée à travailler avec des filets anti-insectes ? Poser arceaux + filets sur chaque légume sensible – choux, radis, navets, carottes, poireaux etc. ? Un coût et un temps passé à les mettre et remettre, tout ça avec un produit fragile qu’il faut racheter régulièrement… Il doit y avoir une solution du côté des associations de cultures et des préparations à base de plantes : les premières ne sont pas toujours faciles à mettre en place sur de « grandes surfaces », les deuxièmes demandent des connaissances pointues et beaucoup d’expérimentation.

Patatras, mon chantier d’irrigation patine, des pièces manquent, le temps me manque. Et ce sont des dizaines de litres d’eau que je trimballe par jour. Pour la serre. Parce que dehors, les averses se suivent et se ressemblent. Ce soir, impossible de fermer les portes tant elles s’étaient remplies d’eau !

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terrasse sous la pluie, auvent qui se remplit de flotte… douche assurée à la fermeture du bar.

Je suis dans les choux pour la préparation du sol et la mise en place des légumes de plein champ. Pour couronner le tout, je sens la tendinite pointer son nez dans mon bras droit…

OK. J’ai un peu le moral dans les bottes, la fatigue s’installe et me rend quelque peu irascible. Je ne fais pas tout ça pour devenir insupportable à la maison ??

Tout ça pour dire qu’il est temps d’aller dormir !

Voici les légumes et la recette de la semaine :

 

salades: 1€ //mélange de salades : préparé et prélavé : 5€/kg

aillet en botte ou demi-botte : 1,50€ ou 0,70€ // botte d’aromatiques variées : 0,70€ : persil, aneth, basilic //godet de persil ou de basilic : 1,20€

botte de navets : 1,50€ // pois à écosser : 6€/kg

rhubarbe : 4€/ kg //menthe : 1€ la botte

plant légumes d’été : 1€

Une petite idée de recette, une quiche encore (un des plats préférés des mères de famille…): quiche navets nouveaux, mozzarella, pâte maison à l’origan

pâte à tarte : 250g de farine, 7cl d’huile d’olive, 10 cl d’eau tiède, une pincée de sel, de l’origan… mélangez, pétrissez, étalez…

Dans une poële, faites revenir 4 navets coupés en petits morceaux sans les éplucher avec un peu de beurre ou d’huile. Ajoutez de l’eau si nécessaire, laissez cuire à feu doux à couvert. J’aime bien y ajouter romarin et miel. Les étaler dans le fond de tarte. Coupez des petits morceaux de mozarella. Battre 4 oeufs avec du lait, éventuellement un peu de crème fraîche et du gruyère râpé. Versez sur les navets, enfournez pour 30 minutes.

Et les photos pleines de promesses, pour assurer un doux sommeil

Haut les cœurs et bonne semaine,

Fleur

Semaine 20

Au jardin, cette semaine, j’ai enfin réussi à planter toutes mes pommes de terre. Je tente 3 manières sur 3 planches : paille seule, carton + paille, enterrées puis buttées. L’idée de la paille est d’avoir une récolte plus facile : il suffira de soulever, la terre est bien lourde ici. Le risque, que les plants verdissent s’il n’y a pas assez de paille. Et que dira le vent ?? A suivre.

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Après le carton, avant la paille…

WP_20160517_004J’ai passé le râteau scarificateur sur la moitié de ma future planche de carottes. Mais la pluie s’annonce dès demain, semble-t-il. Je vais me réfugier sous les tunnels. Je dois accrocher les fils de mes plants de tomates. Les premiers fruits s’annoncent. Il faut absolument que j’avance sur mon irrigation : c’est long et fatigant d’irriguer avec deux arrosoirs ! Dans la serre à plants, choux, betteraves, courges, salades… Les semis se portent bien mais je n’ai nulle part où les planter : la préparation du sol n’est pas un problème réglé ! Et je dois envisager mes semis de haricots… Autant vous dire que mes journées s’allongent. La pluie est bien venue pour humidifier mes planches d’ail et d’oignon que je dois désherber. Surtout des vivaces aux racines profondes. Crevant et interminable !

 

Mais j’ai quand même pris le temps de retrouver la classe de CE1 pour un deuxième atelier. Par petits groupes nous avons planté dans un petit coin de la cour ce qui avait été semé en mars . Haricots, tomates, courges, artichaut. Et j’ai semé quelques tournesols pour la surprise…

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Cette semaine, je propose aux familles de l’école des paniers à 5, 7 ou 10€

Le principe : chacun choisit la composition et le prix et je me débrouille pour que ça tombe rond. Pas de monnaie à rendre au moment de la sortie de l’école !

navets botte 1,50€ /salade (beurre ou feuille de chêne) 1€ /pois mangetout ou à écosser 6€/kg/plant d’aromatique (persil ou basilic) : 1,20€ / bouquet d’aneth : 0,50€/ Ail nouveau : 1,50€ la botte (possibilité de commander une demi-botte à 0,70€) / botte de radis : 1€ / Plants de tomates: Marmande, Brandywine, » moineau », cerise rouge et poire. 1€

Venant d’un maraîcher bio voisin: Chou pointu 2,20€/kg

Le chou pointu est un de mes préférés : coupé en lamelles, cuit à l’étouffé et assaisonné façon asiatique avec de la sauce soja et des graines de sésame…

Une recette essayée cette semaine : Risotto de légumes nouveaux pour 4-5 personnes

Je fais revenir 3 navets et un aillet coupés en petits morceaux (en laissant la peau pour les navets…) dans une poële profonde type wok avec un peu de matière grasse (huile d’olive ou de coco). J’ajoute un peu d’eau et couvre. Au bout de quelques minutes, je jette 250g de riz rond, je fais fondre 1/2 bouillon cube de légumes (bio) et ajoute de l’eau bouillante au fur à mesure que le riz l’absorbe. On peut mettre un peu de vin blanc aussi, un peu de sel (bouillon cube déjà salé !), curcuma… Je fais cuire à part une bonne poignée de pois mangetout coupé en 2 pendant  3 minutes. Je les ajoute au risotto quand celui-ci est prêt. Selon les goûts, on peut agrémenter d’un peu de crème fraîche et de parmesan râpé.

Les légumes à venir en plus en juin et juillet : chou rave, chou pointu, fenouil, carottes botte, pommes de terre primeur, oignons nouveaux, fèves.

Bonne semaine !

Fleur

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